
Genre de jeu : FPS d’horreur
Développeur : Monolith Productions (PC), Day 1 Studios (PS3 et Xbox 360)
Année de sortie : 2006
Jouable en solo : Oui
Jouable en lan : Oui
Jouable en ligne : Oui
Jouable en écran splitté : Non
Présence de bots en splitté : Non
Voix françaises : Oui
Textes en français : Oui
Support : PC, PS3, Xbox 360, Xbox One, Xbox Series X|S
« F.E.A.R. », ces quatre lettres suffisent à provoquer une forte montée d’adrénaline, et pour cause, il s’agit du FPS le plus stimulant de ces dernières années. Développé par Monolith Productions, le soft réussi le mélange pourtant difficilement conciliable de l’action à outrance couplée à des scènes d’angoisses directement inspirées du cinéma d’horreur japonais. Et autant le dire tout de suite le résultat est tout simplement explosif !
Nous jouons le personnage d’une jeune recrue du First Encounter Assault Recoon, une unité d’élite spécialisée dans le paranormal. Qui êtes vous ? Que faites vous ici ? Le jeu ne l’explique pas et nous propulse directement en pleine mission, à la recherche de Paxton Fettel, un psychopathe qui dirige une armée de soldats à l’aide de ses pouvoirs psychiques.
Outre les dizaines de soldats nous empêchant d’atteindre Fettel, nous aurons droit à plusieurs visites d’Alma, une petite fille à l’allure fantomatique n’ayant que pour unique préoccupation de nous effrayer.
Cette dernière profitera en effet du moindre moment d’accalmie pour se montrer, de préférence dans un couloir sombre et en ne manquant pas de faire grésiller notre HUD et notre lampe-torche. Ces apparitions toutes plus soignées et flippantes les unes que les autres ne manqueront pas de rappeler aux plus cinéphiles certains films d’horreur asiatiques tels « Ju-On » ou « The Ring ». En effet Alma s’avère être une petite fille au teint blafard et au longs cheveux noirs que n’auraient pas reniés les réalisateurs des films cités au dessus.
Heureusement pour nous et pour notre santé mentale « F.E.A.R ». ne propose pas que des scènes à faire peur et possède aussi son panel de moments forts au niveau action. Ces scènes de gunfights bien nerveuses seront d’ailleurs l’occasion de mettre en avant deux atouts du jeu. En premier lieu l’intelligence artificielle qui est clairement la meilleure que l’on ai pu voir dans un jeu de ce genre. En effet les ennemis n’hésiteront pas à contourner, à appeler du renfort, à renverser des étagères ou bien à se planquer derrière des murets pour nous mettre des bâtons dans les roues. Vient ensuite le bullet-time, un autre élément emprunté au cinéma, et dont le plus célèbre représentant fut le film « Matrix », ou bien même à certains jeux comme le célèbre « Max Payne ». Cette capacité propre à notre personnage nous sera d’une grande aide lorsque nous serons dans un endroit un peu trop peuplé d’ennemis. Rajoutez à cela un arsenal d’armes des plus sympathiques (pistolets, mitraillettes, fusils à pompe, grenades), et nous aurons là de quoi faire un véritable bain de sang.
Malgré ce tableau pour le moins aguicheur « F.E.A.R. » possède également une bande-son qui est de très bonne facture tant pour le doublage en français que pour la musique. Hormis les trois premiers chapitres se passant dans un immeuble et une usine quasiment tout le reste de l’aventure se passe dans des bureaux aux couloirs qui se ressemblent tous les uns les autre. Le moteur graphique est bon et offre des effets d’explosions, de flammes et d’eau vachements jolis. Celui-ci est d’ailleurs couplé à une physique très performante permettant de faire tomber a peu près tout ce qui se trouve sur les étagères parsemant les couloirs du jeu.
Moins médiatisée que des boîtes comme Valve ou bien ID Software, Monolith Productions n’en est pas moins une société constituée de développeurs très talentueux, ils confirment ici leur statut de créateurs de softs originaux. En piochant allégrement dans le cinéma horrifique japonais et le gros film d’action. « F.E.A.R. » se paie le luxe d’être l’un des FPS les plus exaltants qui soit.
A noter que la version PS3, et uniquement la version PS3, est buggée, infinissable en version française.
Plus précisément, à l’intervalle 9 le jeu freeze, plante. Le seul moyen de contourner ce bug est de faire ce niveau en anglais, pour cela il faut mettre la console dans la langue de Shakespeare au début de l’intervalle. Une fois le niveau terminé la console peut-être remise en français. Les développeurs n’ont jamais pris le peine de déployer un patch, ce qui est dommage.